On y était – Legendary Pink Dots au Divan du Monde (Interviews de fans)

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L’idée d’interviewer des fans s’est imposée lors du débriefing de ce concert auquel nous venions d’assister au Divan du Monde. Si le constat fût quelque peu mitigé à la table du bar au coin de la rue des Martyrs, il n’en reste pas moins que le magnétisme entre Edward K-Spell et son public est réellement palpable. En témoigne cette captation vidéo que nous vous avons ramenée…

Aujourd’hui, je comprends mieux l’ampleur et l’impact que ce groupe a sur la musique et sur des fans comme Jean-Christophe Sanchez ou Olivier Lebeau, qui suivent Legendary Pink Dots depuis plus de vingt ans. Leur demander ce qui les touche le plus dans ce groupe n’est pour eux pas évident à exprimer, mais rares sont les groupes  qui peuvent se vanter d’un telle longévité. Ils ont aimé, ils ont sans doute aussi pleuré, mais ils ont grandit en les écoutant, et encore aujourd’hui la passion qui les relie est intacte, peut être encore plus solide – des points roses dans le cœur et dans la tête… Aussi, nous voulions garder une trace de ces amoureux de la musique, de ces fans fidèles qui mieux que quiconque sont capables d’éprouver la qualité et la dimension d’une œuvre telle que celle des Legendary Pink Dots.

Interviews de fans

Olivier Lebeau dirige le label Volvox. Voici les réponses qu’il nous donne pour cette première interview de fan.

Comment as-tu découvert Legendary Pink Dots ?

Ça remonte à 1983 donc je ne me souviens plus trop… A travers l’album Asylum que j’ai usé jusqu’à la corde et qui reste mon disque de chevet même si je l’écoute moins souvent.

Combien de fois as-tu vu Legendary Pink Dots en concert ?

Au bas mot 25 fois… Mes concerts les plus mémorables furent le Rex Club (1987) et l’Elysée Montmartre (1989 ?) puis aussi les 3 soirs au Passage du Nord Ouest (1993) ainsi qu’une perf’ solo de Kaspel sous le pseudo D’Archangel au Dunois vers ces même années qui fut quasi mystique !

Quel était le meilleur concert ?

Le Rex Club.

Pourquoi ce groupe te passionne ?

Parce que c’est une démarche authentique d’artistes qui ont des choses à partager et ne sont pas drivés par le fric. Leur musique est influencée par tellement de choses qu’elle en est un kaléïdoscope infini… New wave, dark wave, électronique, Krautrock, prog, psyché… C’est un peu le mélange impossible entre Pink Floyd période Barrett, Magma et Kraftwerk… Et puis la voix de Kaspel et sa façon d’être en live sont deux éléments inimitables.Quant aux textes, ils sont richissimes. Et aussi cette façon quasi systématique de ne jamais faire de chansons fondéessur des modèles couplet/refrain/couplet/refrain… Ce sont des conteurs d’histoires bizarres…

Champignon n’a jamais été un morceau des Legendary Pink Dots. Pourtant, le public français le réclame à chaque concert. Est-ce une private joke ?

Oui, une private joke qui doit remonter à 1982… Une allusion au fait qu’Edward semble sous l’effet permanent des champignons hallucinogènes… Cela remonte à une période lointaine où Edward se mouvait « au ralenti » pour des raisons médicales que je ne peux détailler ici.

Une anecdote concernant ce groupe, un concert, ou un morceau ?

La première fois qu’ils ont fait des t-shirts pour les vendre en tournée, ils en ont fait 187 (de mémoire)… tous différents ! Moralité : même en les vendant « cher », ils n’ont réalisé aucun bénéfice, alors que ça leur a demandé un taf de dingue… Quand je dis qu’ils ne sont pas drivés par le fric, c’en est un bel exemple

Ton album et un morceau préférés ?

Album : Any Day Now / Asylum (impossible de choisir).Titre : Poppy Day / Lisa’s Separation / Damien / A Mesage From Our Sponsor / Atomic Roses / Waiting For The Cloud (impossible de choisir)

Le hasard est un peu la clé de voûte de l’énigme qui m’a conduit à avoir cette entrevue particulière avec Jean-Christophe Sanchez. Je l’ai rencontré en 2009 chez Bimbo Tower, un disquaire parisien. Je cherchais des informations sur le graphiste qui avait réalisé la pochette de Rock ‘n’ Roll Station, enregistrement d’un live d’Andrew Liles et de Jac Berrocal aux Voûtes à Paris. Jean-Christophe se trouvait là pour me renseigner. Le responsable était Julien Pacaud, son ami avec qui il partage sa passion de la musique et de l’image à travers l’institut Drahomira.

La semaine suivante, le concert des Legendary Pink Dots au Klub fut l’occasion de nous revoir à nouveau, mais depuis, à part lors d’une exposition de Julien Pacaud, le contact s’était évaporé comme cela arrive malheureusement trop souvent… A Paris, on passe plus de temps à courir qu’à profiter des rencontres qui nous sont offertes.

Cette année, en notant le concert des Legendary Pink Dots dans mon agenda, l’idée de revoir Jean-Christophe ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Mais le hasard nous a conduits à nous rencontrer une nouvelle fois une semaine avant le concert du Divan du Monde, au Souffle Continu un autre disquaire parisien.

Le hasard, comme Jean-Christophe le dit si bien, est une dominante chez Edward K-Spell et Silverman, les deux cerveaux fous des Legendary Pink Dots. Dans cette entrevue spéciale, vous allez entrer dans l’intimité d’une rencontre amicale où il est question des Legendary Pink Dots, évidemment. On remontera le temps dans la première partie avec les souvenirs des concerts, puis l’on découvrira l’immense collection de disques qui leur est consacrée. Dans la troisième partie, Jean-Christophe commentera le clip qu’il a offert en cadeau à ce groupe qui le nourrit au sein depuis vingt-trois ans. Et en toute fin, la légende nous sera dévoilée…

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